Dénonciation du néo libéralisme à gauche, du social clientélisme chez les libéraux, du mondialisme à l’extrême droite, à quand l’union des dissidents ?
Faut-il défendre à toute force un système zombie fondé sur une pyramide de dettes, qui ne profite plus qu’à une ultra-minorité et menace aujourd’hui de s’écrouler ? Voilà en substance les termes du débat, du clivage politique et idéologique réel… bien loin des faux-semblants électoraux. Il est dommage en effet que les opposants au système ne se rendent pas compte de leurs convergences sur l’essentiel !
“Plus je creuse dans la blogosphère, plus je me rends compte que de plus en plus de gens sentent dans leurs tripes qu’on est à un tournant majeur. Que le système post 1945 est mort, que l’occident est en faillite totale, et qu’il se dessine pour demain un monde pas franchement meilleur.
Et à l’aune de la crise de 2008, tout le monde a pu constater comment tous les politocards se sont empressés d’aller bailouter Wall Street, puis ensuite, partout en occident, de graver par divers moyens dans le marbre la fausse épargne en créances irrécouvrables.
Aujourd’hui, personnellement, je sens clairement un vent de rebellion qui monte, et les audiences des dissidents sur youtube et autres, les ventes minables des pseudo intellectuels défenseurs de la bête, commencent clairement à pointer vers un grand réveil collectif…
Selon le bord politique d’origine des gens, cette dénonciation de ce système que j’appelle ici groucho capitalisme, se fait par des angles d’attaques plus ou moins différents, mais finit en fait toujours par dénoncer la même réalité.
Berruyer l’appelera le financiarisme, la gauche le néo libéralisme, à l’extrême droite, il parleront de sionisme ou de mondialisme, les libéraux de social clientélisme et de capitalisme de connivence, les écolos de productivisme et de peak oil…
Partout, on constate plus ou moins les symptômes du système.
Inflation et baisse du niveau de vie, clientélisme, concurrence sauvage pour les uns et profits/rentes pour les autres, ponzi démographique au forceps par l’immigration forcée, dictature de la croissance, peak everything, inégalités, banquiers qui ne perdent jamais, démocraties d’opérette…
Et à cette liste, je rajouterai personnellement le conflit de générations.
Mais au final, par quelque fil qu’on prenne le problème, quand on tire dessus, on retombe toujours sur le même moteur dans le noyau de la bête : le ponzi de la dette…
- L’inflation, surtout des actifs, c’est l’extension de la masse monétaire (en incluant le crédit).
- Le clientélisme, c’est le moyen pour ce système failli pour s’acheter un tampon de 20% de la population pour se maintenir. Et le paiement de ces rentes se fait soit par de l’émission de dette, soit en pressurant les autres (d’où la concurrence sauvage pour les uns et profits/rentes pour les autres)
- Idem pour le conflit de générations, c’est la dette qui permet d’offrir à la génération faillie du papy boom un niveau de vie complètement grotesque.
- Le ponzi démographique au forceps, c’est une tentative désespérée de produire de la croissance, absolument indispensable à la solvabilité du système et pour faire tenir debout sa pyramide exponentielle de dettes et de rentes.
- Mais tout ceci bute sur le peak everything.
- Les inégalités sont alimentées par cette gigantesque production de fausse monnaie qui fournit une fausse demande solvable et donc de faux profits à des riches (riches en fausses créances), et donc devenus illégitimes par la simple nature du système.
- La pyramide devenant insolvable, les kleptocrates et les vieux tentent désespérément de graver dans le marbre les fausses créances. Et du coup, on commence à sacrifier la démocratie à la survie des patrimoines bidons de ces faux riches.
Et donc du coup, si tous ces gens arrivaient à prendre un peu de hauteur, ils constateraient rapidement qu’en fait, ils ont un ennemi commun, dont la nocivité dépasse de loin ce qu’ils peuvent penser les uns des autres…”
Aux infos du nain, le 3 août 2012

